Chaque année depuis 12 ans, je retourne au Hellfest.
Au départ, j'y allais pour photographier un festival.
Aujourd'hui, j'y retourne pour tout autre chose.
Je photographie les flammes, les foules, les décors démesurés et les nuits trop courtes. Mais ce que je cherche vraiment se cache ailleurs.
Dans un regard. Dans une accolade.
Dans ces milliers de personnes qui, pendant quelques jours, semblent avoir oublié qu'il fallait se méfier les uns des autres.
Je sais que cela peut paraître étrange.
Mais au milieu du métal, du bruit et des tatouages, je retrouve chaque année quelque chose de profondément sacré.
Un cœur immense qui bat au même rythme.
Un cœur ouvert.
Un cœur brûlant.
Peut-être pas celui dont parlait Marie-Marguerite.
Quoique...
Car derrière les guitares saturées et les flammes, je retrouve toujours la même chose : une incroyable capacité à aimer, à accueillir et à faire communauté.
C'est cette émotion-là que je photographie.
Et c'est pour elle que je reviens.